Étude de sol en Gironde (33)

Contexte géologique, aléa retrait-gonflement des argiles et obligation d'étude G1 en Gironde, commune par commune.

En bref

En Gironde, l'étude géotechnique G1 est obligatoire pour la vente d'un terrain non bâti, constructible à usage d'habitation situé en zone d'aléa moyen ou fort vis-à-vis du retrait-gonflement des argiles. La cartographie BRGM applicable depuis le 1er juillet 2026 place la quasi-totalité du territoire de plusieurs communes girondines sous cette obligation : La Réole, Langon, Libourne, Lesparre-Médoc et Agen y sont à 100 %, Bordeaux à environ 94 %. Le Bassin d'Arcachon fait exception, avec environ 30 % de son territoire concerné.

En Gironde, nous réalisons vos missions géotechniques — G1 (PGC), G2-AVP et G2-PRO, suivi G3/G4 et diagnostic G5 — ainsi que vos études d’assainissement et la gestion des eaux pluviales.

Trois contextes géologiques dans un seul département

La Gironde n’a pas un sous-sol mais trois, et c’est ce qui rend le diagnostic à la parcelle indispensable.

Les terrasses alluviales de la Garonne et de la Dordogne — les graves — sont faites de sables, graviers et galets. Bien drainantes, portantes, elles posent surtout un problème d’hétérogénéité : des lentilles argileuses s’y intercalent, et le BRGM y relève une montmorillonite dominante, minéral gonflant par excellence.

Les coteaux molassiques et argilo-calcaires de l’Entre-deux-Mers, du Fronsadais et du Sauternais portent l’essentiel de l’aléa argiles. Sur les molasses du Fronsadais, autour de Libourne, le cortège argileux est dominé à plus de 60 % par les smectites. C’est la signature minéralogique du retrait-gonflement.

Les sables des Landes et les formations littorales, à l’ouest, inversent le problème : le sable n’est pas gonflant, mais la nappe est proche de la surface, les sols sont lâches, et l’alios — un horizon induré discontinu — crée des refus trompeurs en sondage.

L’aléa argiles, commune par commune

Relevés effectués en août 2026 sur le service cartographique Géorisques / BRGM, échantillonnés sur le contour communal.

CommuneAléa fortAléa moyenTerritoire sous obligation G1
La Réole77,5 %22,5 %100 %
Langon36,7 %63,3 %100 %
Libourne100 %100 %
Lesparre-Médoc15,1 %84,9 %100 %
Bordeaux16,8 %77,1 %93,9 %
Blaye17,4 %41,9 %59,4 %
Arcachon30,4 %30,4 %

Ces chiffres décrivent la couverture du territoire communal. Seule la consultation à la parcelle fait foi : nous la réalisons systématiquement avant intervention.

Deux enseignements. D’abord, La Réole est la commune la plus exposée de notre zone girondine, avec plus des trois quarts de son territoire en aléa fort — la ville étant à cheval sur le coteau et la plaine, une même parcelle peut y cumuler argile gonflante et rupture de pente. Ensuite, Bordeaux détient le record départemental de sinistralité sécheresse avec 23 arrêtés de catastrophe naturelle, alors que son aléa fort ne couvre que 17 % du territoire : la cause n’y est pas l’intensité du gonflement mais l’hétérogénéité du sous-sol, entre graves propres, lentilles argileuses et argiles de marais tourbeuses.

👉 Vérifiez le classement de votre terrain en quelques clics.

Ce que l’obligation G1 recouvre exactement

L’étude géotechnique préalable G1 est obligatoire lors de la vente d’un terrain non bâti, constructible à usage d’habitation, situé en zone d’aléa moyen ou fort (loi ÉLAN/Climat, articles L.132-5 et R.132-3 du Code de la construction et de l’habitation).

Attention à une confusion fréquente : la cartographie de référence a changé le 1er juillet 2026. Si vous vous êtes renseigné avant cette date, l’information dont vous disposez n’est plus à jour — de nombreux terrains hier hors obligation y sont désormais soumis.

Assainissement : un paysage morcelé

En Gironde, la compétence assainissement change d’un secteur à l’autre, et les interlocuteurs ne sont pas ceux qu’on croit.

  • À Blaye, c’est le SIAEPA des Coteaux de l’Estuaire — et non la communauté de communes — qui exerce la compétence. Il impose une étude de sol réalisée par un bureau d’études dès la conception de l’installation.
  • À Lesparre-Médoc, une régie municipale dédiée assure l’ensemble des services depuis juillet 2025.
  • À Langon, l’assainissement collectif relève d’un syndicat intercommunal, mais le SPANC dépend de la Communauté de communes du Sud Gironde.
  • Sur le Bassin d’Arcachon, près de 98 % de la population est raccordée au collectif, et l’avis du SPANC du SIBA est obligatoire avant tout dépôt de permis de construire.

Nous réalisons l’étude de filière exigée par le SPANC, qui mesure la perméabilité réelle de votre terrain et dimensionne le dispositif conforme.

Les communes où nous intervenons en Gironde

Bordeaux · Libourne · Langon · La Réole · Blaye · Lesparre-Médoc · Arcachon

Nous intervenons bien au-delà de ces communes : Bazas, Saint-Émilion, Pauillac, Castillon-la-Bataille, Cadillac, Podensac, La Teste-de-Buch et l’ensemble du département. Demandez votre devis gratuit.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Non, elle dépend du classement de la parcelle. L'étude G1 est obligatoire à la vente d'un terrain non bâti, constructible à usage d'habitation, situé en zone d'aléa moyen ou fort. Dans les faits, cinq des sept secteurs où nous intervenons sont exposés à 100 %, mais le Bassin d'Arcachon n'est concerné qu'à environ 30 %. Nous vérifions le classement exact de votre parcelle avant toute intervention.

Parce que la Gironde superpose trois contextes géologiques distincts : les terrasses alluviales de la Garonne et de la Dordogne, faites de graves drainantes ; les coteaux molassiques et argilo-calcaires de l'Entre-deux-Mers et du Fronsadais, riches en argiles gonflantes ; et les sables des Landes, à l'ouest. Deux parcelles distantes de quelques kilomètres peuvent appeler des fondations radicalement différentes.

Le rapport est généralement remis sous 10 à 15 jours ouvrés après l'intervention sur le terrain ; la date d'intervention est précisée au devis. Nous intervenons sur l'ensemble du département depuis notre bureau de Mussidan.

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Réponse rapide et accompagnement personnalisé, de la première question jusqu'à la remise du rapport.